Les lois de l’hérédité revues

May 25th, 2006

Des scientifiques français viennent de démontrer que les informations génétiques sont transmises par un autre moyen que l’ADN des chromosomes.

En effet, des chercheurs de l’Université de Nice Sophia Antipolis affirment qu’un certain acide, l’ARN, peut transmettre des caractères héréditaires d’une génération de souris à la suivante.

Ainsi, des souris de première, puis de deuxième génération ont des bouts de queue blancs même sans avoir hérité du gène correspondant.

Jusqu’à présent, la communauté scientifique s’entendait pour penser que cette fonction était réservée à l’ADN, du moins chez les animaux.

Le rôle méconnu de l’ARN:

Comme un papier calque, l’ARN (acide ribonucléique ) sert, chez la souris et l’humain, de molécule intermédiaire entre l’ADN et les protéines dont la construction doit respecter les instructions des gènes.

Toutefois, il transmettrait aussi, par les spermatozoïdes et les ovules, des informations génétiques.

C’est la première fois que des chercheurs démontrent le rôle de l’ARN dans la transmission d’une hérédité.

Cette percée remet en question les lois de l’hérédité définies au 19e siècle par le moine autrichien Gregor Mandel. À l’époque, il expliquait, à l’aide de petits pois, comment les caractères d’une génération sont transmis aux suivantes.

Une autre forme de transmission de l’hérédité par d’autres voies que les chromosomes, appelée paramutation, avait été constatée dès 1956 chez une plante comme le maïs.

Certains scientifiques invitent à la prudence. Selon Paul Soloway, de l’université Cornell, le mécanisme n’est pas complètement explicité. (Voir tout cela sur Science et Santé).

Comments are closed.