De l’éducation

April 2nd, 2007

J’ai médité quelques principes concernant l’éducation non seulement des enfants, mais surtout des adultes et aussi des peuples. Comme belle gauchiste des années septante j’ai mis non seulement de l’eau dans mon vin, mais j’ai carrément refait le mélange entier. Entre-temps quelques’unes de mes reflexions se sont trouvées confirmées dans des discussions télévisées.

Ce que je pense aujourd’hui:

1) l’éducation des enfants: le laissé faire des années 70 vaut seulement s’il y a une bonne discipline déjà acquise. Elle peut se développer naturellement, si on laisse l’enfant découvrir lui-même la maitrise de sa vie. Ce qui perturbe ce laisser-faire, c’est qu’en même temps du laisser-faire la mère veut protéger l’enfant de la vie. Dés que la mère s’entremet continuellement entre l’enfant et la vie de l’enfant, en tant que protectrice, parallèlement à ce laisser-faire, le tout devient destructif. Je parle ici de mères qui se croient obligées d’intervenir tout le temps. Elles devraient lire Laotse, qui parlait du ‘faire sans le faire’. Ici je comprends une attitude de contemplation qui est: être avec la personne, sans se croire obligé de manipuler la situation.

Donc, avec une mère qui s’entrecale entre l’enfant et la maitrise de cette vie de l’enfant, celui a deux possibilités:
- s’opposer à la mère en engageant une lutte à aspect vie ou mort pour tester qui sera le plus fort. Mais dans cette lutte, l’enfant perd son guide intérieur pour ne faire que de l’opposition, il décide donc sa ligne de conduite en négatif sur celle de la mère. Donc ne s’écoute plus;

- renoncer à penser soi-même, devenir infantil, non responsable, l’enfant perd le sens de son autonomie. En général la mère finit par faire tout pour lui.

Les deux réactions peuvent exister en même temps.

2) L’éducation des peuples: il y a un groupe d’adultes dont on parle beaucoup ces derniers temps: les Africains. Cela fait un moment que j’ai observé que les Africains, surtout ceux sortis tout fraichement de leur continent et atterris ici en Europe, ont une attitude de ‘vous me devez tout, donnez le moi pour que j’aille bien’. Et bien des blancs essaient de satisfaire cette demande.

Maitenant de moins en moins.

J’ai détecté quatre conduites qui sont néfastes pour les Africains eux-mêmes:

a) Une très bonne habitude tourne en désastre: il s’agit du fait d’êter obligé de nourrir les membres de sa grande famille (le clan) dés qu’on a gagné quelques sous. Il s’établit que d’un groupe d’environ vingt personnes, se reclamant faire parti de la famille, il y en a deux à quatre qui travaillent. Le reste se laisse nourrir à l’oeil, ne levant plus le petit doigt.

Avec ce système, un Africain ayant quelque succès professionnel n’arrive jamais à dépasser son seuil de pauvreté personnel. Cela s’observe tous les jours ici en Europe avec des Africains venus directement de là-bas et gagnant leur vie. Une vie à nos yeux modeste, mais en progression économique pour eux. Dés que le clan en Afrique s’en apperçoit, le brave gars est envahit, et s’en est finit de son progrès.

Aussi longtemps que durera cette habitude, qu’on déclare être de la vraie fratérnité, pas de cet’égoisme qu’ont les blancs, les Africains ne décolleront pas économiquement. Cela inscite trop de personnes à cajoler leurs excuses concernant leur pauvreté. Les Africains doivent apprendre à dire NON à leur famille dés l’apparition de cette excuse.

b) J’ai observé, ici à Genève, une mère Africaine avec ses deux garçonnets. Elle ne parlait qu’avec le petit, le frère de peu d’années plus grand elle l’ignorait totalement. Elle lui addressait la parole uniquement pour le gronder ou lui donner des ordres. Cette femme est marié à un blanc de ma connaissance et je lui en ai fait la remarque. Cet’ami me répond:

En Afrique (je ne sais pas si cela compte pour toute l’Afrique, ou seulement pour quelques régions) il est normale que la mère ne s’occupe que du dernier né. Quand il y aura une autre naissance, celui qui reçoit maitenant toute l’attention sera laissé de côté à son tour’.

Fazit:
- autrefois en Afrique, il y avait au moins tout un village qui s’occupait de l’éducation des enfants. Avec notre mini-famille ce comportement est un désastre;
- si on peut observer chez les Africains un comportement tellement frustré, cette coutûme doit bien en etre la source. Et pas seulement le fait qu’ils aient été colonisés;
- ce comportement de ces mères est le tout l’invers de celui de nos mères surprotectrices. Les deux extrèmes sont nuisibles aux enfants.

J’avais eu la garde de ce petit garçon ainé pendant une semaine, lors de l’absence de sa mère et de son ‘papa blanc’. Il était refrogné, peureux, mauvais à l’école, je le sentais désorienté. Etant seule avec lui en dehors de l’école, je lui parlais normalement, comme à tout être humain. Le changement en lui pendant cette seule semaine m’a confirmé dans le diagnostique: les Africains ont des habitudes qu’ils ferraient bien de mettre à la poubelle illico. Et adopter des comportements nouvelles, certes qu’ils n’ont pas appris encore.

Notre seule aide là peut consister à les accompagner dans cette volonté de changement D’EUX MEMES.

c) Concernant l’Afrique on parle beaucoup de corruption. Cela a à voir avec les programmes logés dans les cerveaux respectives des hommes et des femmes. Les hommes Africains, je m’en excuse, ont un comportement destructeur avec tout ce qui touche à l’argent. Non seulement le potentat du gouvernement ou le chef abusif du village. Non.

Ce que j’ai observé – et j’attends des exemples contraires – vous donnez 20 Francs à un homme Africain pauvre pour ses besoins les plus urgents, il va faire avec la moitié, avec 10 Francs, une fête avec ses copains. De même si vous donnez 10 Francs. La fête sera seulement plus petite, elle coutera 5 Francs, avec un seul copain (par exemple une bière partagée).

Le comportement des hommes Africains à avoir besoin de fêter tout succès dans une entreprise, et ne serais-ce que recevoir un don de 10 Francs, doit venir du temps où après une chasse réussie on invitait le reste du village au repas. Un BON comportement, réalisé seulement au mauvais moment. Dans le monde où nous sommes aujourd’hui cela tourne au désastre.

d) Division du travail entre hommes et femmes: avant l’arrivée des blanc, les hommes en Afrique étaient responsables du succès en chasse et en politique, les femmes des enfants et de l’économie (y compris agriculture et commerce). Quand les blancs arrivaient, ils poussaient les femmes de côté et commerçaient seulement avec les hommes, qui n’avaient pas le meme flair que les femmes (entend, ils se faisaient rouler bien davantage). De cette situation, les blancs en tiraient alors tout le profit.

Il y a un principe que nous avions appliqué déjà il y a 30 ans dans une organisation humanitaire: donner toujours l’argent en espèce, directement dans la main, et SEULEMENT AUX FEMMES. C’était à nos yeux la seule garantie que l’argent donné sera utilisé pour le projet prévu.

Aujourd’hui, les Africains sont eux-mêmes responsables de leur conduite. Nous pouvons etre des partenaires de dialogue, on peut les soutenir pour un problème précis, mais aujourd’hui nous n’avons plus à réparer les affres de la colonisation. Maitenant c’est à eux de décider leur autonomie. Eux seuls doivent supporter les résultats de leurs actions.

Et bien sur, nous devons remettre en question tout ce que notre globalisation actuelle détruit dans tout le tiers monde, et pas seulement là-bas. Nous devons créer des lois commerciales justes qui leur permettent de se développer. Ce qui se passe maitenant, c’est une honte, une ignomie, le mépris total de tous les humains et peuples ne faisant pas parti de ceux qui profitent du système actuel.

Et au niveau politique il faut réussir l’adoption et la signature du Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels PIDESC, qui garantit aux humains la reconnaissance non seulement des droits politiques et individuelles, mais aussi permet de réclamer juridiquement les droits économiques (globalisation etc.), sociales (racisme etc), et culturel (choix réligieux etc.). Mais sur ce point, l’ONU a totalement manqué sa mission. Ici nous pouvons declarer jusqu’à ce jour un echec.

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